André le Graveur



Louis Favre (1822-1904) est un curieux infatigable. Enseignant et pédagogue passionné, il participe à la réforme des programmes scolaires, il devient même directeur du Gymnase cantonal. Dessinateur de talent, il illustre plusieurs ouvrages sur la faune et la flore du Jura. Collaborateur de plusieurs périodiques régionaux, il rédige des articles sur des sujets variés, allant de l’histoire régionale aux machines à vapeur. Il se fait aussi romancier pour écrire toute une série de romans, dits populaires, dans lesquels on découvre des héros modèles et des descriptions très précises du contexte géographique historique et social.
Dans André le Graveur, roman qui se déroule entre le Locle et La Chaux-de-Fonds, on s’attache à la vie de deux jeunes gens, André Robert et Cécile Houriet. On participe à leur première rencontre lors d’un trajet en traîneau. On admire le courage d’André et de Cécile lors du grand incendie du Locle en 1844, André faisant partie du corps de pompiers et Cécile prenant soin de ses voisins et amenant son aide pour lutter contre le feu. On se promène avec les deux jeunes gens en patinant sur le Doubs, sous le regard protecteur du frère de Cécile.
Enfin, on sourit souvent, au récit du concours de dégustation de fondues, aux dialogues malicieux entre André et Cécile.
D’autres chapitres encore permettent de se faire une idée très précise des coutumes de l’époque comme les enterrements, les ventes aux enchères, les conditions salariales des ouvriers, les conditions d’hygiène, et bien d’autres encore.
Parcours :
La balade se déroule dans les espaces intérieurs du musée, les comédiennes vont et viennent dans l’exposition consacrée à André le Graveur.
Textes :
Extraits de plusieurs chapitres de André le Graveur, roman écrit par Louis Favre en 1874, réédité en 2025 par la Nouvelle Revue neuchâteloise.
Comédiennes :
Jeanne Matthey, Muriel Matile
Lire un petit bout :
…un silence religieux s’établit dans la cuisine où les quatre convives, debout, interrogent tour à tour le contenu des deux casseroles placées sur des réchauds au milieu de la table. Chacun fixe un morceau de pain au bout de sa fourchette, le trempe dans le mets brûlant, le roule sur son assiette pour le refroidir et l’avale en fermant les yeux comme une poule qui boit dans une mare. Telle est la méthode traditionnelle recommandée pour la consommation de la fondue, et les initiés n’ont garde de s’en écarter.
– Eh bien, vous ne dites rien ? Laquelle est la meilleure ?Louis Favre, André le Graveur, 2025, Nouvelle Revue neuchâteloise
Cette balade a eu lieu le dimanche 26 octobre 2025. Nous remercions chaleureusement Caroline Calame, la conservatrice des Moulins souterrains, qui est à l’initiative de ce projet et qui a sélectionné les textes lus lors de la balade.


















