Kikajons :
arbres, cabanes et jardins

Il existe à La Chaux-de-Fonds une bonne vingtaine de kikajons présentant des éléments architecturaux remarquables, la balade du jour permet d’en admirer quelques uns.

Le terme « Kikajon » figure dans plusieurs traductions françaises de la Bible, dont celle d’Ostervald, parue en 1744, traduction adoptée par les églises réformées. Ostervald sachant que ce terme hébreu avait donné lieu à de féroces batailles étymologiques décida de le laisser tel quel.
Aujourd’hui l’interprétation la plus fréquente est que le terme désigne le ricin, un arbuste aussi appelé palmes du Christ.
Dans les régions protestantes, en Suisse et en France, par extension ce terme a été utilisé pour désigner les tonnelles et les abris élégants construits dans les jardins d’agrément.

Parcours :
Du quartier des Arêtes, perché au sud de la ville, on descend tranquillement vers les plus vieilles rues de La Chaux-de-Fonds. Au passage, on admire la crête de Pouillerel, on passe devant la maison natale de Georges Piroué, on zigzague de rue en rue. Au passage, on admire de vieux jardins, des arbres centenaires, des kikajons bien sûr et des petits coins secrets dans la verdure ou les arrière-cours.

La balade passe ensuite par deux très beaux jardins, dans chacun d’entre eux se niche un kikajon à l’architecture élaborée.

Et tout se termine à la place des Six-Pompes, au bistrot de la 7ème Pompe avec un sirop de fleurs de sureau.

Textes :
T. Combe, Julie Guinand, Célia Houdart, Georges Piroué, Yves Tissot, Urbain Olivier, Fanny Wobmann

Comédiennes :
Sarah Frund, Jeanne Matthey

Lire un petit bout :

Si toutes et tous s’accordent à dire que ma grand-mère était une personne élégante, gentille et accueillante, il faut lui laisser sa part de mystère. Car ma grand-mère était une personne discrète qui se laissait connaître par petites touches. Elle aimait les mots de belle sonorité et en faisait la collection, les notant dans un petit carnet. Parmi ses mots préférés se trouvaient « indigo », « kikajon » et « canular ».

Julie Guinand, Les saisons comme elles viennent, 2023

Cette balade a eu lieu le samedi 7 septembre 2024. Nous remercions chaleureusement Corry Gruber, Jean-Hubert Lebet, Daniele Pintaudi, Frédérique Steiger et Philippe Vuilleumier pour leur aide dans la réalisation de la balade. Nous remercions également la librairie La Méridienne et le bistrot de la 7ème Pompe.

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